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Conduire à Malte : tout ce qu’il faut savoir avant de louer une voiture

03/11/2026
conduire à malte ce qu'il faut savoir

Malte est un petit archipel méditerranéen situé au sud de la Sicile. Avec ses eaux turquoise et ses paysages arides, c’est une destination qui vaut le détour car elle est assez unique en Europe. Mais si l’île semble toute petite sur une carte, la visiter n’est pas forcément aussi simple qu’on pourrait le croire. Et pour cause : conduire à Malte est une expérience assez particulière, notamment lorsqu’on est habitué aux routes françaises.

J’ai eu l’occasion de me rendre à Malte à deux reprises, et c’est une destination que j’ai eu plaisir à redécouvrir. Nous avions loué une voiture dans les deux cas, et c’est pour cela que je peux vous en faire un compte-rendu. Entre la circulation à gauche, les routes parfois défoncées et les habitudes de conduite locales, il y a quelques petites choses à savoir avant de prendre le volant.

Faut-il louer une voiture à Malte ? Les routes sont-elles en bon état ? Est-il difficile de conduire à gauche ? Et surtout, est-ce vraiment intéressant de louer un véhicule pour explorer l’archipel ? Voici tout ce qu’il faut savoir avant de partir.

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1. Conduire à gauche à Malte : la première difficulté

C’est probablement la première chose qui surprendra les Français : à Malte, on roule à gauche ! Eh oui, Malte est une ancienne colonie britannique, de ce fait, le pays a conservé cette particularité, tout comme Chypre ou encore l’Inde.

Cela signifie que les véhicules de location ont quasiment toutes le volant à droite, et que les habitudes acquises après des années de conduite en France sont à revoir. On prend donc les ronds-points dans le sens inverse, on regarde du côté opposé avant de s’engager, et les changements de direction demandent une certaine concentration. Si vous avez déjà conduit au Royaume-Uni vous ne serez pas perdus, mais sinon, il faut compter un petit temps d’adaptation.

Le plus difficile n’est d’ailleurs pas forcément de rouler à gauche sur une grande route. En effet, lorsque la circulation est dense, il suffit de suivre le mouvement. Les choses deviennent plus compliquées lorsqu’on quitte un parking, qu’on emprunte une petite route déserte ou qu’on doit négocier un carrefour inhabituel. C’est souvent à ce moment-là que les automatismes reprennent le dessus.

Si vous n’avez jamais conduit à gauche, je vous conseille de prendre le temps de vous familiariser avec votre véhicule avant de vous lancer dans la circulation de La Valette, la capitale Maltaise. Une voiture automatique peut également être un choix judicieux : cela permet de se concentrer sur la route plutôt que sur le passage des vitesses avec la main gauche. C’est d’ailleurs ce que nous avions choisi.

2. Quel est l’état des routes à Malte ?

On pourrait penser qu’un pays aussi petit que Malte possède un réseau routier relativement simple à parcourir. En réalité, les routes maltaises sont assez contrastées.

Les grands axes reliant les principales villes sont généralement goudronnés et en bon état. Ils permettent de circuler sans difficulté particulière. Cependant, dès que l’on s’éloigne des zones les plus fréquentées, les choses peuvent devenir beaucoup moins confortables. Certaines routes secondaires sont étroites, entourées de murets et leur revêtement laisse parfois franchement à désirer. De plus, si vous suivez votre GPS, vous pouvez compter sur Google Maps pour vous faire prendre des routes dans des états désastreux. Comme pour conduire en Islande, je conseille de ne faire qu’une confiance relative à votre application de navigation.

Les rues des villes maltaises sont particulièrement étroites

Les nids-de-poule ne sont pas rares, et il arrive de se retrouver sur des routes dont la largeur semble tout juste suffisante pour une seule voiture, alors qu’il s’agit d’une voie à double sens. Ajoutez à cela quelques murs de pierre, des véhicules stationnés un peu partout ainsi qu’une visibilité parfois réduite, et vous comprendrez pourquoi il vaut mieux rester attentif. Faites attention à vos rétros, et maintenez une allure prudente sur les petites routes de campagne.

Les distances sont courtes, mais cela ne signifie pas que les trajets seront forcément rapides. Malte possède également un réseau de rues anciennes, parfois très étroites, notamment dans les villages historiques. Si vous comptez louer une voiture, inutile de choisir un gros SUV : une petite citadine sera généralement beaucoup plus pratique pour circuler et se garer.

Lors de notre deuxième séjour, comme nous étions 5 nous n’avons pas pu faire autrement que de louer un Partner assez imposant. Autant dire que certaines places de parking étaient inenvisageables.

3. Les Maltais conduisent-ils mal ?

C’est une question qui revient régulièrement lorsqu’on prépare un voyage à Malte. Et disons que la conduite locale peut surprendre. De manière caricaturale, on pourra dire que la conduite à Malte est méditerranéenne. Si vous avez l’habitude de conduire dans le sud de la France, voir en Italie, vous ne serez donc pas surpris.

La circulation est parfois assez nerveuse, particulièrement autour des grandes agglomérations notamment à cause des taxis et des bus. Les changements de voie peuvent être rapides et les distances de sécurité ne sont pas toujours celles auxquelles nous sommes habitués.

Il faut aussi prendre en compte le nombre important de véhicules sur un territoire relativement réduit. Les embouteillages peuvent être conséquents, notamment aux heures de pointe autour de La Valette, Sliema et St Julian’s.

Pour autant, inutile de paniquer. Il suffit généralement de conduire de manière détendue, de garder ses distances et de ne pas se laisser entraîner par le rythme des automobilistes locaux. Si quelqu’un semble particulièrement pressé derrière vous, laissez-le passer dès que cela peut se faire en sécurité.

4. Quel est le code de la route à Malte ?

Malgré ses particularités, le Code de la route maltais reste relativement simple à comprendre. Les panneaux sont généralement rédigés en anglais, ce qui facilite grandement les choses pour les touristes.

Les limitations de vitesse habituelles sont de 50 km/h en agglomération et de 80 km/h hors agglomération, sauf indication contraire. Inutile donc de louer une voiture puissante, vous ne ferez guère de vitesse. Certaines zones résidentielles ou rues étroites imposent des vitesses inférieures.

Attention toutefois à ne pas vous fier uniquement à l’aspect de la route. Un axe qui semble large et dégagé n’autorise pas nécessairement à rouler à 80 km/h. Des radars sont présents sur l’île, et les amendes peuvent tout à fait concerner les touristes. Elles seront transmises à votre loueur de voiture, qui vous les facturera.

Il faut également savoir que Malte ne possède pas de véritables autoroutes comparables à celles que nous connaissons en France. Le réseau est constitué uniquement de routes principales, de voies urbaines et de nombreuses petites routes secondaires.

Enfin, la ceinture de sécurité est obligatoire et l’utilisation du téléphone au volant est rinterdite. Rien de particulièrement exotique sur ce point. L’alcool au volant est bien sûr réglementé. La limite est de 0,8g/L.

5. Louer une voiture pour conduire à Malte : est-ce vraiment indispensable ?

C’est probablement la question la plus importante avant de réserver votre séjour.

Contrairement à l’Islande, où louer une voiture est presque indispensable pour explorer librement le pays, Malte peut tout à fait se visiter sans véhicule. L’archipel dispose d’un réseau de bus relativement développé, reliant les principales villes et de nombreux sites touristiques. De plus, le bus est une expérience typiquement maltaise au vu de la conduite pour le moins sportive des conducteurs.

Cependant, ce réseau a ses limites. Certains trajets nécessitent des correspondances, les bus peuvent être bondés pendant la haute saison, et il faut parfois beaucoup de temps pour parcourir une distance pourtant assez courte.

Si vous comptez principalement visiter La Valette, Sliema ou les environs, louer une voiture n’est pas forcément intéressant. Entre les embouteillages et les difficultés de stationnement, elle pourrait même devenir une contrainte. De plus, Malte dispose d’un bon réseau de chauffeurs Uber et Bolt qui peut être suffisant pour un court séjour ou si vous avez prévu de boire de l’alcool.

En revanche, si vous souhaitez découvrir les villages moins fréquentés, explorer les côtes, rejoindre certaines plages ou multiplier les arrêts photographiques, disposer de votre propre véhicule apporte une liberté appréciable.

Où louer une voiture à Malte ?

De nombreuses agences proposent des véhicules de location, notamment à l’aéroport international de Malte. Vous trouverez aussi bien des enseignes internationales que des loueurs locaux.

Je vous conseille de comparer les offres avant votre départ, car les tarifs peuvent varier considérablement selon la saison, la durée de location, le type de véhicule et les assurances choisies. En règle générale, comme dans la plupart des pays, vous devrez être âgé d’un minimum de 25 ans et disposer d’une carte de crédit.

Attention aussi à bien vérifier que votre assurance voyage ou votre assurance carte bleue couvre votre location de voiture.

 

Si vous envisagez de louer une voiture à Malte, vous pouvez comparer les tarifs des différentes agences avant votre départ. Pensez notamment à vérifier le montant de la caution, les franchises et les conditions de prise en charge du véhicule.

Si vous le pouvez, je vous conseille une petite voiture automatique, particulièrement adaptée aux routes étroites et à la conduite à gauche.

6. Le stationnement à Malte : attention aux mauvaises surprises

À mon sens, le stationnement mérite presque une section à lui tout seul.

Le stationnement à Malte n’est pas de tout repos

Dans les zones touristiques et les centres urbains, trouver une place peut rapidement devenir compliqué. Les rues sont parfois étroites, les véhicules nombreux. Cette situation semble s’empirer d’année en année. De nombreuses places sont réservées aux résidents.

Il faut donc faire particulièrement attention aux marquages au sol et aux panneaux. Ne partez pas du principe qu’une place est autorisée simplement parce que d’autres voitures y sont stationnées.

À La Valette, le plus simple est souvent de laisser son véhicule dans un parking adapté, puis de poursuivre la visite à pied. Certaines zones du centre sont également soumises à un système de contrôle d’accès des véhicules.

Si vous choisissez de louer une voiture pendant toute la durée de votre séjour, je vous conseille vivement de vérifier les possibilités de stationnement de votre hébergement avant de réserver. Dans notre cas, il nous est arrivé de tourner de longues minutes avant de trouver une place de stationnement.

Un hôtel avec parking peut représenter un véritable confort, particulièrement dans les secteurs les plus fréquentés.

Si vous prévoyez un road trip à Malte, pensez à sélectionner un hébergement disposant d’un parking. Cela peut vous éviter de perdre du temps chaque soir à chercher une place dans des rues déjà bien encombrées.

7. Quelle assurance choisir pour conduire à Malte ?

Comme pour n’importe quelle location de voiture à l’étranger, il est important de bien lire les conditions d’assurance avant de signer votre contrat.

La plupart des loueurs incluent une couverture de base, mais celle-ci peut s’accompagner d’une franchise importante. En cas de dommage, vous pourriez donc avoir une somme conséquente à régler, même pour un incident relativement mineur.

Avant de souscrire une assurance supplémentaire, vérifiez également les garanties incluses avec votre carte bancaire. Attention cependant : toutes les cartes ne proposent pas les mêmes protections, et certaines conditions peuvent limiter leur application.

Enfin, pensez à photographier ou prendre en vidéo votre véhicule lors de sa prise en charge, y compris les jantes et les éventuels dommages déjà présents. Cela ne prend que quelques minutes et peut éviter des discussions désagréables au retour.

Si vous n’avez pas d’assurance performante avec votre carte de crédit, je vous conseille l’assurance Chapka, qui est très réactive.

8. Peut-on conduire à Malte avec un permis français ?

Bonne nouvelle : le permis de conduire français est valable à Malte. Le pays étant membre de l’Union européenne, vous n’avez pas besoin de demander un permis international pour un séjour touristique avec un permis français en cours de validité.

C’est donc beaucoup plus simple que pour conduire au Japon, où les formalités sont différentes.

Attention toutefois aux conditions propres aux agences de location. Certaines imposent un âge minimum supérieur à l’âge légal pour conduire, une ancienneté de permis ou des frais supplémentaires pour les jeunes conducteurs.

Pensez également à vérifier les conditions concernant la carte bancaire utilisée pour la caution. Selon les agences, une carte de crédit au nom du conducteur principal peut être exigée.

9. Faut-il prendre sa voiture pour visiter Gozo ?

Une route à double sens dans la campagne maltaise

Lors d’un séjour à Malte, il serait dommage de ne pas envisager une excursion sur l’île voisine de Gozo. Plus rurale et généralement plus tranquille que l’île principale, elle possède une atmosphère assez différente. Certains disent qu’on y découvre le Malte d’il y a 15 ans, avant que l’île ne gagne en popularité.

On peut rejoindre Gozo en ferry depuis Ċirkewwa, au nord de Malte en embarquant avec sa voiture. Les autres services de ferry, depuis Sliema ou la Valette ne permettent pas le transport de véhicules. Il y a un départ de ferry toutes les 45 minutes environ et la traversée dure un peu moins d’une demi heure. A bord, vous pourrez vous restaurer ou aller aux toilettes au niveau du pont du ferry.

C’est une option intéressante si vous souhaitez explorer l’île à votre rythme, notamment ses petits villages, ses criques et ses paysages côtiers. Cependant, avant de prendre le ferry, vérifiez bien que votre contrat de location autorise le passage du véhicule sur Gozo. Pour information, on paye au retour à Malte, il n’y a pas de péage sur Gozo.

Si vous ne souhaitez pas conduire, il existe également des excursions organisées permettant de découvrir les principaux sites de l’île sans avoir à gérer les transports.

Pour celles et ceux qui préfèrent laisser la voiture au parking, il est également possible de réserver une excursion à Gozo au départ de Malte. Une solution pratique pour découvrir l’île sans avoir à organiser soi-même les déplacements.

Conclusion : est-ce difficile de conduire à Malte ?

Conduire à Malte n’est pas insurmontable, mais ce n’est pas non plus la destination la plus reposante pour prendre le volant. Entre la circulation à gauche, les routes parfois étroites, le stationnement compliqué et une circulation assez dense, il faut accepter de revoir un peu ses habitudes.

Pour autant, louer une voiture reste une excellente manière de découvrir l’archipel autrement. C’est particulièrement intéressant si vous aimez sortir des itinéraires touristiques, découvrir de petits villages et vous arrêter au gré de vos envies.

Après deux séjours à Malte, je trouve que la destination se prête aussi bien à un séjour sans voiture qu’à un petit road trip. Tout dépend finalement de votre programme, de votre budget et de votre aisance au volant.

Et vous, avez-vous déjà conduit à Malte ? La conduite à gauche vous a-t-elle posé problème, ou avez-vous trouvé les routes plus faciles que prévu ?

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